Histoire du village de Saint Romans les Melle

Un peu d’Histoire de Saint Romans Lès Melle…

 

Avant d’être attribué au siège royal de Melle, Saint Romans Les Melle faisait partie de la châtellenie de Lusignan et etait de son ressort. La localité dépendait de l’élection de Saint Maixent. En 1103, à son retour de la croisade, Guillaume le Vieux, comte de Poitou, concéda à l’abbé de Saint Maixent la redevance qui lui était due à Saint Romans Lès Melle.

Geoffroy Thébaud, l’un de ses plus anciens seigneurs connus, décéda avant 1366. Après lui vinrent Aimery Rechin, son gendre, les de Prahec (vers 1363), les de Poix – sous lesquels, en faveur de Jeanne de Poix, le château fut érigé en baronnie par Henri IV -, les Girard (à partir de 1594), les Fouquet, les Brandelis de Champagne. En 1372, Marie de Champagne épousa César, comte, puis duc de Choiseul-Praslin, cousin du ministre de Louis XV, qui fut Ministre des Affaires Etrangères et de la Marine.

Au début de la Révolution, un de Choiseul-Praslin, Antoine-César (1756-1808), fut élu en 1789 délégué suppléant de la Noblesse aux Etats Généraux pour la sénéchaussée du Maine. Il y siégea le 20 août, prêta le serment civique, fut promu Maréchal de camp en 1791, n’émigra pas, mais fut arrêté comme suspect en 1793, emprisonné et libéré le 9 Thermidor. Bonaparte le nomma Sénateur et le fit Commandeur de la Légion d’honneur.

Il vendit son domaine de Saint Romans à Pierre Andrault, ancien président du district de Melle, l’un des plus riches propriétaires (sa fortune était évaluée à plus d’un million en immeubles), qui fut député des Deux-Sèvres de novembre 1820 à mai 1822.
Après lui, sa fille, Mme Belleroche, Mme Main de Boissière, Mme Rabany, furent propriétaires du logis de Saint Romans, actuellement encore aux mains de leurs descendants.


Erigé en baronnie par Henri IV en 1607, le domaine de Saint-Romans était fort important.


En 1698, le revenu de la seigneurie s’élevait à 8000 livres, soit le double de celui des fiefs de Melzear et de Saint-Léger. Construit au Xve siècle, le logis de Saint-Romans a subi, au fil des ans, diverses transformations. L’une de ses tours a été démolie, mais l’autre, côté jardin, a été conservée. Elle est surmontée de créneaux en partie refaits. Le blason des de Poix, surmontant jadis la porte de la tour disparue, a été réemployé lorsque le logis a été doté d’une aile supplémentaire. A noter l’existence d’une cheminée monumentale aux armes de la même famille.


Huit et même neuf importantes foires annuelles se tinrent longtemps à Saint-Romans qui possédait des halles, données au début 19e siècle par le duc de Choiseul-Praslin, dernier seigneur de la commune. Il s’y effectuait de nombreuses transactions sur les mulets et les mules.


Un temple fut inauguré en 1846 et y recevait les protestants de Brioux, Périgné, Mazières-sur-Béronne et Paizay-le-Tort.